Capital Terre

capitalterre1 150x150 Capital TerreM6 consacrait une soirée, le mercredi 16 février, à l’impact des activités humaines sur la Terre et de toutes les conséquences insoupçonnées de notre façon de consommer. Le deuxième reportage portait sur notre alimentation, sur notre manière de produire et de manger. Le thème était : Sept milliards sur la Terre : comment tous se nourrir sans détruire la planète ?

Ce reportage mérite d’être vu pour comprendre notre impact sur la planète et pour se rendre compte de tout ce qui se cache derrière notre alimentation. La suite de cet article est entièrement issue de ce documentaire.

Notre consommation engendre de nombreuses modifications sur notre planète, notamment sur la façon dont on gère les sols et les espaces vierges. On retrouve ainsi en responsable de grands bouleversements la production d’huile de palme.
L’huile de palme remplace l’huile de tournesol ( et les autres huiles) car elle est 15% moins chère que les autres à produire. Cette huile est devenue la matière grasse la plus utilisée, on la retrouve dans quasiment tous les produits alimentaires ( gâteaux, chips, pâtes, poudre de lait pour bébé … ).
Son lieu de production principal est l’Asie avec l’Indonésie et la Malaisie qui réalisent 80% de la production mondiale. L’exemple flagrant est l’île de Bornéo. A l’intérieur des terres, l’homme brûle, détruit, saccage la forêt vierge pour pouvoir planter à la place des palmeraies sur des centaines d’hectares. La forêt vierge est ravagée à un rythme effrayant.
Cela menace directement la survie de certaines espèces, notamment des orang outans, et des indiens qui peuplent ces forêts.

Heureusement les médias commencent à pointer du doigt l’huile de palme. Elle est mauvaise pour la santé, car elle contient 4 fois plus de mauvaises graisses qu’une huile classique. Donc on veut consommer moins de palme. Mais les industriels jouent de mauvaise foi et n’ont aucune obligation dans la loi de l’inscrire sur le paquet, ils inscrivent à la place huile végétale. Après enquête téléphonique, il s’est avèré que c’était bien de l’huile de palme.
La question se pose alors de savoir est il possible d’acheter des produits sans ? L’exemple de Findus qui a fait machine arrière et qui à présent utilise de l’huile de colza (mais servir l’intérêt écologique sert aussi à augmenter les ventes ).
Les citoyens ont le pouvoir de changer la méthode des industriels en choississant mieux leur produit.

Un autre phénomène qui contribue au réchauffement de la planète, et qui est responsable dans le monde à 18% du gaz à effet de serre, est l’élevage du boeuf ( pollution supérieur à celles des voitures !).
La demande en boeuf a connu une très forte hausse : en 50 ans les Européens et les Américains ont doublé leur consommation.
Pour répondre à ce « besoin », on a recours aux feed lots, parc d’engraissement intensif pour les vaches. La méthode n’a plus rien de naturel. Après la Guerre, l’industrialisation progressive et à outrance, a transformé la façon de les nourrir. A présent, à l’arrivée des veaux, on leur injecte des antibiotiques et des hormones de croissance. Donc ils ont moins besoin de nourriture et leur repas sont entièrement fabriqués : des céréales ( du maîs aux corn flakes). Les bêtes sont ainsi prêtes pour l’abattoir en 18 mois au lieu de 36 mois.

Les effets néfastes de cette méthode sont bien sûr les gazs que rejettent les vaches et la qualité de la viande mais aussi un autre impact moins évident. La pollution provient également des bouses qui se répandent jusqu’aux nappes phréatiques ( et on retrouve dans l’eau des hormones de croissance, du nitrate, des antibio !). Et si les bouses ne sont pas évacuées, la pollution continue pendant des années, même après la femeture des feed lots.

De façon plus globale, notre consommation dans les super-hyper-marchés est également responsable de la pollution de la planète. En effet on trouve des produits qui proviennent de partout dans le monde, et donc une pollution liée aux transports de toutes ces marchandises.

Cependant, on peut continuer de consommer mais de façon raisonnée. C’est le cas, entre autres, à San Fransisco avec le marché des localvore, qui consiste à ne manger que ce qui provient d’autour de chez vous, c’est à dire produit en Californie. Ce modèle marche aussi pour une grande surface.
En France, le modèle des localvore n’est encore qu’au niveau associatif, avec comme exemple le MAP ( maintien de l’agriculture paysanne ).

Dans cette course à la consommation pour tout le monde et tout de suite, certains pays en sont exclus et souffrent régulièrement de famine, ce qui provoquent des émeutes.
D’autres pays, comme la Chine, l’Inde, et l’Arabie Saoudite, qui manquent de terres cultivables, louent des terrains dans des pays pauvres afin de les exploiter. Ces pays qui sont prêts à louer leurs terres se trouvent en Afrique et en Amérique du Sud.
Mais quand les investisseurs arrivent, les paysans doivent partir. Les autorités justifient leur expulsion par des taxes non payées afin de les exproprier.
Ces investisseurs embauchent la population locale mais pour des salaires de misère. Et à ce sujet, la politique de l’Ethiopie est : « laissons le marché décider du prix des salaires ».

Ce reportage dresse un tableau bien réel et assez effrayant de notre impact sur la planète, où des choix économiques prennent le pas sur la planète et l’homme. Cela permet de nous rendre compte que toute la profusion de produits que nous offre cette société de consommation, est entrain de ruiner la planète de ces ressources, de détruire à jamais des éco systèmes et aussi d’affaiblir l’homme.
Pour essayer d’endiguer ce phénomène, il faut revoir notre façon de consommer, de prendre des produits de saison, des produits à faible impact (indice carbonne) et sans huile de palme.

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2 réponses à Capital Terre

  1. Machecourt dit :

    bonjour, j’ai extirpé un petit extrait de cette article qui parle du reportage. je souhaiterais donc en connaitre la source.
    merci de votre réponse

  2. tot dit :

    Bonjour,
    la source est l’émission spéciale Capital Terre de M6 du 16 février 2011, j’en ai ensuite fait un résumé. Pas d’autres sources pour cet article. Merci pour la lecture.

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